Guinée-Conakry: onze partis d’opposition, à travers le «Collectif des Candidats pour l’Alternance», font bloc contre Alpha Condé!

Alpha Condé.

Rassemblés ce vendredi 18 septembre 2020 à Conakry, onze partis d’opposition, hostiles au troisième mandat du président guinéen Alpha Condé, viennent de mettre en place une coalition dénommée «Collectif des Candidats pour l’Alternance» (CCA), à l’approche de la présidentielle du 18 octobre prochain.

«Nous nous sommes réunis autour des questions électorales. Nous avons mis en place le Collectif des Candidats pour l’Alternance. Ce collectif va mutualiser les moyens, les expériences pour que l’élection se passe dans des conditions acceptables sur terrain», a déclaré, sur Africaguinee.com, Makalé Traoré, candidate du Parti de l’Action Citoyenne par le Travail (PACT).

«Nous allons formaliser ce collectif qui va commencer à travailler, a-t-il poursuivi. Nous allons adresser rapidement un courrier à l’administration, à la CENI (ndlr Commission Électorale Nationale Indépendante) autour d’un certain nombre de questions relatives aux bureaux de vote, aux PV à l’issue des élections. Une équipe technique sera mise en place… »

Dr Makalé Traoré.

Condé devra faire face, au sein du CCA, à son ancienne directrice de campagne aujourd’hui candidate à la présidentielle, Makalé Traoré. Juriste et économiste de formation, puis ministre de la Fonction publique en 2008 sous Lansana Conté, Makalé Traoré dénonce aujourd’hui la « mauvaise gouvernance» de l’actuel Chef de l’État, et les «injustices sociales» ayant vu le jour sous le règne de ce dernier.

C’est le 31 août 2020 que le parti au pouvoir, le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), a annoncé la candidature de Alpha Condé, déjà élu en 2010, puis réelu en 2015. Alors que la Constitution guinéenne limite le nombre de mandats présidentiels à deux, une nouvelle loi fondamentale a été vite votée, en début d’année, afin de permettre à Condé de remettre le compteur à zéro. Une manoeuvre dénoncée par l’opposition et la Société civile. Ainsi, celles-ci lanceront ensemble, en octobre dernier, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), avant d’organiser des manifestations anti-Conde sévèrement réprimées par les forces de l’ordre.

Glodie Mungaba

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