Côte d’Ivoire/Présidentielle : investi candidat par son parti, Konan Bedié dévoile son programme!

Henri Konan Bédié/timisactu.net.

Après avoir été officiellement investi candidat à la présidentielle d’octobre 2020 par son parti politique , le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bedié, a dévoilé, le samedi 12 septembre, les grandes lignes de son programme résumé par le slogan de sa campagne électorale, «Un nouvel élan pour l’avenir».

Devant une dizaine de milliers de ses partisans réunis à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), Bedié a déclaré ceci: «J’invite toutes les formations politiques et les plateformes politiques, qui le désirent, à soutenir ma candidature à l’élection présidentielle du 31 Octobre 2020 (…). Je vais avec l’opposition remporter cette élection présidentielle.»

Aussi a-t-il promis de fédérer toutes les formations politiques en cas de sa victoire à l’élection: «Je m’engage, dès mon accession à la magistrature suprême, à mettre en place un Gouvernement de large ouverture, fédérant toutes les formations politiques et les forces sociales qui le désirent et à prendre des mesures concrètes et immédiates pour le retour sans condition de tous les exilés, la libération des tous les prisonniers politiques civils et militaires de la crise post-électorale de 2010 jusqu’à nos jours.» Un clin d’œil aux partisans des trois figures de proue de la scène politique ivoirienne: l’actuel chef de l’Etat, Alassane Ouattara, dont la candidature pour un troisième mandat est perçu aux yeux de Bedié comme une violation de la Constitution; l’ex-président Laurent Gbagbo (encore retenu en Belgique faute de visa) et l’ex-chef rebelle et ancien Premier ministre Guillaume Soro, actuellement en France.

Les deux derniers ont vite mandaté leurs proches, pour déposer leurs candidatures respectives à l’élection présidentielle. Candidatures qui n’ont pas été prises en compte par la Commission Électorale Indépendante (CEI), prétextant que le premier a été condamné pour l’affaire dite du “braquage de la BCEAO”, et le second pour «recel de détournement de deniers publics.»

Selon les sources judiciaires contactées par l’Agence France de Presse (AFP), le Conseil constitutionnel ivoirien qui doit statuer et publier, cette semaine, la liste des candidatures validées pour le prochain scrutin présidentiel, ne devrait en principe qu’entériner la position de la CEI ayant invalidé ces deux candidatures.

Déborah Manzongo

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