CENI: l’étau se resserre autour de Ronsard Malonga

Ronsard-Malonda

L’entérinement de la désignation de Ronsard Malonga à l’Assemblée nationale comme représentant des confessions religieuses pour prendre la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) soulève des vagues aussi bien dans la classe politique qu’au sein de la société civile.

L’Union pour la Démocratie et le progrès Social (UDPS) et Lamuka contestent la procédure enclenchée par la présidente de l’Assemblée nationale débouchant sur l’entérinement de la désignation de Ronsard Malonga à la succession de Corneille Nangaa. Le parti présidentiel, par son président ad intérim,Jean-Marc Kabund, annonce une marche pour le jeudi 9 juillet, tout en soutenant la réforme de la centrale électorale avant la désignation de ses animateurs.

Dans le même registre, le députés de Lamuka demandent au chef de l’État de ne point investir Ronsard Malonda, au risque de se faire complice d’un acte de haute trahison. Les membres des mouvements citoyens, Filimbi et Lucha, ainsi que ceux de la Coordination des Laïcs Catholiques (CLC) qui ne sont pas fait prier pour descendre dans la rue, ce samedi 4 juillet à Kinshasa, ont été dispersés par la police à coups de matraques et de gaz lacrymogènes, leur marche n’ayant pas été autorisé, a fait savoir le général Sylvano Kasongo.

Le FCC salue en revanche l’entérinement de Ronsard Malonga, tout en dénonçant la manipulation de l’église catholique. Sur les huit confessions religieuses, il a été rapporté, dans un premier temps, que six ont jeté leur dévolu sur Ronsard Malonga, en dehors des églises catholique et protestante. Cependant, aux dernières nouvelles, les églises musulmane et kimbanguiste prétendent ne pas reconnaître leur choix à travers cet ancien collaborateur des deux derniers présidents de la CENI, Ngoy Mulunda et Corneille Nangaa.

Les traditionnels bailleurs des fonds du processus démocratique au Congo suivent de très près cette vive polémique autour de ce personnage-clé pour les prochaines élections au Congo… L’Union européenne pourrait se prononcer dans les tout prochains jours.

Hier au Conseil des ministres, le chef de l’État congolais, Félix Tshisekedi, a, tout en déplorant la procédure de désignation du représentant des confessions religieuses à la CENI, demandé aux acteurs intervenant dans ce dossier de considérer les revendications des uns et des autres avant toute chose.

Érick WEMBAKUNGU

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