Contestation de la loi Minaku: mercredi sombre pour le camp Kabila!

Les wewa devant le siège de l'UDPS

Les militants de l’Union pour la Démocratie et le progrès Social (UDPS) ont de nouveau envahi, ce mercredi 24 juin, le palais du peuple pour protester contre la réforme judiciaire proposée par le député national et ex-président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, du Front Commun pour le Congo (FCC).

Les manifestants ont pénétré l’enclos du siège du parlement congolais pour empêcher les élus d’accéder à l’hémicycle. Tous les véhicules de luxe ont été pris en chasse dans ce périmètre. Les moto-taximen communément appelés «wewas», proches de l’UDPS, ont attaqué, au croisement des avenues Kabinda-Mushie, la résidence de Jean-Marie Kassamba, un patron de presse proche du régime de l’ex-président de la République, Joseph Kabila. Son charroi automobile a été sérieusement endommagé.

 

Toujours sur Mushie, un immeuble encore en chantier appartenant à Ramazani Shadary, le secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), a été aussi pris d’assaut par les manifestants du jour. Sur l’avenue Kabinda, la salle de fête appartenant au sénateur André Kimbuta, cadre du PPRD et ex-gouverneur de la ville de Kinshasa, l’a été tout aussi, son générateur électrique incendié, et les vitres cassés à coups de pierre. Dans la foulée, sur l’avenue Nyangwé, la résidence de Ngoyi Kasanji, ancien gouverneur du Kasaï, a été egalement pris pour cible par la meute en colère. Vitres cassés, portail défoncé, biens emportés, …

 

Aubin Minaku

A l’UDPS, on parle d’un mouvement spontané de la population contre les propositions de lois sur la réforme judiciaire devant permettre in fine, au FCC dont le PPRD est le parti principal, de prendre le contrôle de la Justice, fer de lance de la politique du Chef de l’État.

Intervenant sur Top congo FM , Minaku a exprimé clairement sa volonté d’aller jusqu’au bout: faire voter sa loi! Les manifestations ne le gênent pas, affirme-t-il, mais il désapprouve cependant la violence. «Les attaques contre les résidences , les pillages … ne sont pas des valeurs dans une République» a martelé l’ex-président de l’Assemblée nationale.

Le coordonateur du FCC, Néhémie Mwilanya, pour sa part, a pointé d’un doigt accusateur l’UDPS et Lamuka comme commanditaires des attaques contre les résidences des cadres de son regroupement. «Trop, c’est trop!», a déclaré l’ancien directeur de cabinet du président honoraire , Joseph Kabila, avant de promettre «une réponse proportionnelle au niveau politique , parlementaire et judiciaire.»

Érick WEMBAKUNGU

 

 

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