Réforme de la Justice: Minaku déterminé à aller jusqu’au bout malgré l’ire des «wewa»!

Twitter/@MinakuAubin

En dépit de l’envahissement du Palais du peuple suivi de l’attaque contre sa résidence privée à Binza/Ma Campagne dans la commune de Ngaliema, Aubin Minaku n’attend pas lâcher prise, il affirme au contraire être déterminé à aller jusqu’au bout de son devoir parlementaire.

Dans sa première déclaration, l’ancien président de l’Assemblée nationale estime que les assaillants de sa résidence, ces moto-taximen communément appelés «wewas» à Kinshasa ont été simplement manipulés, et ne comprennent du tout le travail d’un député. Initiateur des propositions de lois sur la réforme de la Justice, il assure avoir suivi toute la procédure législative pour atterrir à la Commission Politique Administrative et Juridique de la chambre basse où ses textes doivent subir un certain toilettage. «Le débat reste encore ouvert pour ceux qui s’opposent à ces propositions de loi» a -t-il fait remarquer avant de les inviter à amener leurs propositions et autres amendements.»

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De son côté, l’Assemblee nationale proteste contre les attaques à répétition du Palais du peuple par les militants de l’Union pour la Démocratie et le progrès social (UDPS). Le Front Commun pour le Congo est en Congo (FCC), famille politique de Joseph Kabila, s’est réuni d’urgence en conférence des présidents, à l’issue de laquelle une importante déclaration sera faite par son coordonnateur, Néhémie Mwilanya, ce mercredi sur les incidents du Palais du peuple et de l’attaque de la résidence de Minaku.

Les propositions de loi de Minaku et Sakata portant réforme de la justice viennent d’empoisonner davantage les relations déjà difficiles entre l’UDPS et le FCC, depuis la déchéance de Jean-Marc Kabund du poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale. Du coup, l’on note une communauté de points de vue hostiles à l’initiative de Minaku entre le parti présidentiel et Lamuka, le regroupement au départ électoral qui a longtemps contesté l’avènement de Félix Tshisekedi à la tête du pays.

Érick WEMBAKUNGU

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